La grande histoire de Bouvines racontée en 4400 Playmobil le week-end du 13 et 14 juillet 2013

 

LA VOIX DU NORD - PUBLIÉ LE 12/07/2013 - Par RENAUD TOUSSAINT

Revivre la bataille de Bouvines en mode Playmobil. C’est ce que propose ce week-end l’association BouvinEmbellie, un an avant le 800e anniversaire de la fameuse bataille remportée par Philippe Auguste. Le fruit d’un travail minutieux.

C’est qu’il en aura fallu du travail à ce collectionneur de l’Audomarois pour installer ses figurants Playmobil et composer ce diorama de la bataille de Bouvines, la mise en situation d’une collection dans une scène historique. 4 400 chevaliers et fantassins, pas moins, auxquels il faut encore ajouter chevaux, animaux de basse-cour et de la forêt, bâtiments, armes et autres accessoires. « Ce qu’on aime avec mon épouse, c’est donner un effet de masse. » Défi relevé.

Pour préparer sa maquette, Jean-Mi s’est rendu avec Isa, sa complice à la ville comme au jeu, dans l’église de Bouvines et à rencontré un spécialiste pour s’imprégner de l’histoire locale. Objectif : représenter le plus fidèlement possible la bataille telle qu’elle se déroula le 27 juillet 1214. Ce fameux dimanche qui vit Philippe Auguste s’imposer face à des troupes coalisées, pourtant supérieures en nombre.

Sur une plaine de plus de 60 m2, 3 300 coalisés miniatures, Allemands, Anglais, Flamands et même quelques Français, parfaitement alignés, font face à 1 100 soldats du roi de France, plus hétéroclites et dispersés. Et le passionné a tenu à reconstitution différentes saynètes, entrées dans la légende de la bataille : la prière de Philippe Auguste à la chapelle aux Arbres ou le passage de son armée sur le pont de Bouvines, élargi pour l’occasion.

« Et encore, ce n’est pas un diorama de détail, prévient Jean-Mi, qui voyait encore plus grand. Il aurait fallu une table supplémentaire pour élargir les marais et développer les villes de Bouvines et Cysoing. Mais la bataille ne s’est pas déroulée dans les villes, donc ce n’aurait peut-être pas été judicieux. Et puis les visiteurs ne pourraient plus en faire le tour. »

Quarante heures auront finalement été nécessaires pour mettre tout ce petit monde en ordre de bataille, patiemment, table après table, avec l’aide de d’Isa et de deux amis collectionneurs de la région. Un travail minutieux qui s’ajoute aux deux mois qu’ont demandés la préparation des armées et la confection des tentes. « Le plus long, c’était de refaire les armoiries des chevaliers. Avec les différents seigneurs présents, ça fait seize armées différentes. »

Avec une récompense à la fin. « Quand j’ai terminé d’installer un diorama, j’aime bien me poser et le regarder en détail. C’est comme un tableau. » Aux visiteurs d’en juger.

Diorama visible le 13 et 14 juillet 2013, de 9 h 30 à 18 h. UFCV de Bouvines, 234 rue Saint-Hubert. Entrée : 2 euros, gratuit pour les moins de 10 ans.