EXCLUSIF Tour de France 2014: le stade Pierre-Mauroy peut-il enterrer les pavés?

Voix du NORD - PUBLIÉ LE 11/09/2013 - Par FREDERIC RETSIN ET LAURENT WATTIEZ

Le Tour passera dans la région, mais où ? PHOTO Max ROSEREAU

Le Tour passera dans la région, mais où ? PHOTO Max ROSEREAU

Après le foot et le rugby, le stade Pierre-Mauroy va s’offrir le vélo à l’occasion de la 101e édition du Tour de France qui s’élancera de Leeds (5 juillet 2014). Mais lever le secret du tracé du Tour de France, c’est un peu comme se coltiner les galeries de la grande pyramide. Pour trouver la sortie, autant répondre correctement aux énigmes vachardes du sphinx et occulter les pistes fumeuses lancées par l’organisateur (ASO) soucieux de préserver l’effet d’annonce au moment de la présentation officielle (mercredi 23 octobre).

Ainsi, l’organisation a longtemps exprimé son envie de pavés pour marquer son passage dans la région. En 2010, c’était un succès assuré entre Wanze à Wallers-Arenberg. Le dossier Bouvines 2014 et la proximité de la Pévèle permettaient de valider cette option séduisante pour le spectacle et la télé. Mais Christian Prudhomme et le directeur de course Jean-François Pescheux (qui cède le manche à Thierry Gouvenou à la fin de l’année) ont visiblement renoncé. Le dernier secteur (Gruson) est trop loin de l’arrivée.

Dans la métropole lilloise

Du coup, l’idée d’une étape (voire d’une traversée de la région) sans pavés fait son chemin. Selon de légères indiscrétions – tant le projet est verrouillé par Lille-Métropole et sa présidente –, le final traversera Lille, Mons-en-Baroeul et Villeneuve-d’Ascq (accès sur le boulevard de l’Ouest par le Fort de Mons). Pratique pour une étape courte et peu exigeante au lendemain du transfert de la caravane depuis l’Angleterre. Le départ de la côte pourra ainsi être retardé au début de l’après-midi.

Pour le reste, le Tour se posera encore dans le coin pendant deux jours puisque les réservations hôtelières sont effectuées du 8 au 10 juillet. Il faudra cependant traverser la frontière. Fort de ses entrées et d’un lobbying pressant, l’ancien Premier ministre belge Yves Leterme a obtenu le passage de la course à Ypres. La semaine dernière, la presse flamande a annoncé avec certitude la tenue d’un contre-la-montre par équipes (environ 30 km) qui s’achèvera devant la Halle aux draps après le passage de la porte de Menin (le 9). Elle a aussi parlé d’un départ depuis la métropole lilloise. Mais cette cinquième étape, celle des cimetières du Commonwealth et de la Première guerre mondiale, se disputera vraisemblablement dans sa totalité sur le territoire belge.

Aisne ou Champagne ?

Enfin, les coureurs prendront la direction de l’est le jeudi 10 juillet. Ils s’élanceront d’Ypres pour rejoindre l’Aisne ou la Champagne. C’est à cette occasion qu’ils traverseront Bouvines afin de célébrer les 800 ans de la victoire obtenue par Philippe Auguste devant la coalition anglo-germano-flamande. La Pévèle sera aussi sur le parcours. Avec ou sans pavés ?