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Projection : « Sur les traces des batailles de Bouvines et Mons-en-Pévèle »

Pour la quatrième année consécutive, la médiathèque de Mons-en-Pévèle participe au Mois du film documentaire en partenariat avec la Salle des Batailles.PCPL Pevele11

(Re)découvrez le film écrit par Cyrille Lemaire et réalisé par François Engrand : « Sur les traces des batailles de Bouvines et Mons-en-Pévèle », le vendredi 28 novembre à 20H.

Synopsis : De Bouvines à Mons-en-Pévèle, en passant par Bruges et la galerie des batailles du château de Versailles, partez sur les traces des batailles de 1214 et 1304. Spécialistes, guides, archivistes, conservateurs, etc… vous invitent à redécouvrir les lieux, monuments, chroniques et processions qui évoquent ces deux pages d’Histoire.

 

Sur réservation au 03 20 05 22 95 ou par mail à salledesbatailles@mairie-monsenpévèle.fr

Projection gratuite et ouverte à tous !

Informations pratiques

  • Horaires d’ouverture
    • La Salle des batailles est ouverte :
    • mercredi, de 14h à 17h
    • samedi &dimanche, de 14h à 18h00
  •  Lieu
    • Salle des batailles
    • Médiathèque – Grand’Place
    • 59 246 MONS-EN-PEVELE
  •  Les tarifs
    • Adulte : 3 € – Gratuit pour les moins de 18 ans
    • Groupes (jusque 25 personnes) : 50 €
  •  Contact presse
    • Marie-Laure GEAY
    • 03 20 05 22 95
    • salledesbatailles@mairie-monsenpevele.fr
    • www.facebook.com/salledesbatailles
  •  Visuels
    • Retrouvez nos visuels sur flickr : http://www.flickr.com/photos/salledesbatailles
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Mons-en-Pévèle: samedi prochain, la Salle des Batailles hissera haut le pavillon de l’histoire locale

Voix du Nord – 25/01/2014 Par CÉDRIC GOUT39285261_B971855348Z.1_20140125174820_000_GKE1QUB83.1-0

 

Oyez, oyez ! Gents dames et damoiseaux ! Le premier musée médiéval de la Pévèle ouvre ses portes samedi matin à… Mons-en-Pévèle. Dans cette Salle des batailles, venez chausser un heaume, enfiler une cotte de mailles, soulever une épée, mais surtout vous plonger dans l’histoire des batailles de Bouvines et Mons-en-Pévèle, pour votre culture et celle de vos enfants.

De la bataille de Bouvines en 1214 à celle de Mons-en-Pévèle en 1304, il y a près d’un sièc

1040066080_B971855348Z.1_20140125174820_000_GKE1QUATS.1-0le d’histoire, mais seulement 19 km de distance et moult similitudes… Que la commune de Mons-en-Pévèle a voulu mettre en avant dans ce qui représente le premier musée consacré à des batailles qui ont marqué l’histoire médiévale de la Pévèle. Les jalons ont été posés en 2004.

Cyrille Lemaire, adjoint à la culture et président de l’association musée Pévèle 1214-1304, nous en explique la génèse : « En 2004, pour les 700 ans de la bataille de Mons, il y a eu un engouement phénoménal. Sept cents personnes ont défilé dans le village, avec des chars et en costumes, et l’exposition qui avait été montée à l’étage de la médiathèque a attiré le public… Le musée représente trois ans de travail. Et tout de suite, on a pensé à une approche très ludique, avec la volonté d’éviter les grands panneaux trop longs à lire. Comme on est petit, on a misé sur l’originalité. »

En effet, cette salle des batailles n’en manque pas. D’un point de vue strictement historique, le travail de recherches a été mené en collaboration avec les historiens locaux que sont Gérard Hugot et Jean-Louis Pelon, président de la Société historique du pays de Pévèle. Les organisateurs ont également contacté Frédéric Lacaille, con

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L’entrée ressemble à une tente médiévale. Une fois passé, les voix des deux chroniqueurs des batailles accueillent le visiteur et leurs commentaires accservateur du département des peintures du XIXe siècle à Versailles où un magnifique tableau illustre la bataille de Mons-en-Pévèle, juste à côté d’un autre représentant la bataille de Bouvines. La partie vie quotidienne a été pensée avec le centre médiéval d’Azincourt, qui a adoubé la salle des Batailles. Cette dernière ouvre samedi prochain, mais avant que le public ne la découvre, Cyrille Lemaire nous a servi de guide.

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gnés de faisceaux lumineux le plongent dans l’ambiance des deux batailles. Tous les panneaux explicatifs sont rétro-éclairés pour rappeler la luminosité des vitrau

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x. Courts mais complets, ils donnent des informations sur les enjeux des batailles, leurs déroulements, les conséquences, toujours en présentant leurs similitudes. Mais une grande place a été donnée au côté ludique pour que l’exposition touche les enfants.

Ainsi, on peut coiffer deux heaumes pour se rendre compte du poids que les combattants supportaient à l’époque, deviner le poids d’une cotte de maille, soulever une épée, reconstituer un vitrail dont les morceaux ont été cassés, manipuler des panneaux sur la vie quotidienne à l’époque, toujours en déplaçant des objets. Par ailleurs, deux reproductions des tableaux de Versailles se font face à face et sont commentées en vidéo par le conservateur lui-même. « Nous l’avions contacté pour des informations, mais il nous a invités à Versailles pendant une demi-journée pour parler avec nous de notre projet, indique Cyrille Lemaire. Il a tout de suite accepté l’idée de participer via les vidéos. Cela prouvait qu’on avait vu juste, » se réjouit-il.

La salle met également en avant les rapports que Mons-en-Pévèle entretient avec la ville jumelée de Bruges, où un bas-relief illustre le conflit1731599140_B971855348Z.1_20140125174820_000_GKE1QUBFP.1-0

unissent les deux villes. Avant de sortir, un dernier panneau propose aux visiteurs une idée de promenade appelée Balade de la paix, dans les lieux emblématiques de la bataille à Mons-en-Pévèle.

Mais comme l’originalité a guidé les fondateurs de ce musée, le visiteur repartira avec un jeu de cartes, histoire de se plonger à nouveau dans l’Histoire.

<cci:endnote_par xmlns:cci= »urn:schemas-ccieurope.com » xmlns:xsd= »http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance » xmlns:ccit= »http://www.ccieurope.com/xmlns/ccimltables » xmlns:ccix= »http://www.ccieurope.com/xmlns/ccimlextensions » displayname= »NOTE » name= »endnote_par »>Ouverture de la salle des batailles le 1er février. Premier étage de la médiathèque, Grand’place, à Mons-en-Pévèle, 03 20 05 22 95. Ouvert le mercredi de 10 h à 12 h, le vendredi de 14 h à 17 h, le samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h et le dimanche, de 14 h 30 à 16 h 30. Tarifs : adulte, 3 € ; gratuit pour les moins de 18 ans ; groupes (jusqu’à 25 personnes) : 50 €

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Salle des batailles de Mons En Pévèle

Après 3 ans de travail mené par l’association « Pévèle 1214-1304 », la Salle des batailles va ouvrir ses portes au public le 1er février 2014. Ce projet a été soutenu par la commune de Mons-en-Pévèle, la CCPP, le pays Pévèlois et le département du Nord.

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Le parcours muséographique

L’exposition, installée dans une salle de 120 m², ne suit pas un cheminement chronologique classique, mais propose une vision plus originale des faits, en présentant les similitudes entre les batailles de Bouvines et Mons-en-Pévèle. Elle accorde aussi une large place à la vie quotidienne et aux évènements qui se déroulèrent entre les deux batailles. Enfin, le visiteur quitte l’exposition en lisant un panneau consacré à la paix et aux solides liens d’amitié entre Brugeois et Pévèlois ; à l’heure de l’Europe, il convient de se souvenir pour mieux construire la paix. Si l’on peut apprendre en s’amusant, le propos demeure sérieux. Les textes des batailles ont été écrits par deux érudit

s spécialistes : Jean-Louis Pelon et Gérard Hugot. Le centre médiéval d’Azincourt a participé à la rédaction et validé les contenus se rapportant à l’armement et à la vie quotidienne..

Une scénographie moderne et ludiqueLa visite peut être complétée par un parcours d’une heure à Mons-en-Pévèle : la balade de la Paix (stèle de la Paix, statue de Notre-Dame-de-la-Poterie, Pas Roland, etc.), et/ou en se rendant à Bouvines, pour y voir les vitraux de l’église Saint-Pierre et d’autres lieux de mémoire à proximité : la fontaine Saint-Pierre, la chapelle aux Arbres, etc..

Sans trop en dévoiler prématurément, à quoi ressemblera l’exposition ?

En pénétrant dans une tente médiévale, dès l’entrée, le visiteur remonte le temps grâce à un son et lumière qui le transporte au Moyen-âge. Deux autres tente

s présentent, ensuite, les causes, les déroulements et les conséquences des deux batailles. Entre les toiles, en famille, qu’on soit grand ou petit, on peut se mettre dans la peau d’un chevalier et soulever une épée, se regarder en face à face au travers d’un heaume, reconstituer le puzzle d’un vitrail de l’église de Bouvines, s’approprier la chronologie, découvrir les personnages historiques en jouant, déclencher des écrans vidéos, etc.

Les événements à venir

En complément de l’exposition permanente, toute une série de manifestations et d’expositions temporaires est prévue pour 2014 (exposition sur le Paris-Roubaix, exposition sur l’école au Moyen-âge…)

Informations pratiques

Horaires d’ouverture

Mercredi : 14h à 17h

Samedi, dimanche et jours fériés : 14h à 18h
Groupes sur réservation (possibilité de visite en dehors des horaires d’ouverture grand public).

Les tarifs : Adulte : 3 € – Gratuit pour les moins de 18 ans – Groupes (jusque 25 personnes) : 50 €

 

 

 

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De Mons-en-Pévèle à Bouvines deux batailles, un film et un musée – Journal Numérique – Articles locaux – www.lavoixdunord.fr


 En 1304, le roi de France, Philippe Le Bel, affrontait les milices flamandes à Mons-en- Pévèle. Moins d’un siècle plus tôt, en 1214, Philippe Auguste défaisait à Bouvines, une coalition à laquelle participaient des combattants d’outre-Quiévrain. Pour faire comprendre ces événements majeurs de l’Histoire de France, l’association 1214 - 1304a fait réaliser un documentaire et travaille à la créationd’un musée. PAR JEAN BISCHOFF

Sur les traces des batailles de Bouvines et Mons-en-Pévèle : le film. L’idée de ce documentaire de 40 minutes est née dans l’esprit des Bouvinois et des Pévélois de l’association 1214 - 1304, notamment Cyrille Lemaire, adjoint à Mons-en-Pévèle qui, en tant qu’enseignant, anime un atelier cinéma. « C’est un bon moyen pour faire passer des connaissances, plaide-t-il.

Notre but est d’emmener le spectateur à la découverte des traces discrètes qui subsistent de ces combats, de capter la parole d’érudits comme Frédéric Lacaille, conservateur du département des peintures du XIXe siècle à Versailles, qui évoque les deux tableaux qui y sont conservés et qui représentent ces affrontements. Pour Mons-en-Pévèle, nous avons fait appel à Gérard Hugot et pour Bouvines à Jean-Louis Pelon, cela sans oublier des représentants de l’association des guides et des confréries de Bruges. Enfin, nous avons souhaité insister sur les liens d’amitié que nous avons noués avec les Belges. » Ce film qui a demandé un an de travail et quatre jours de tournage, réalisé par François Engrand, a coûté 4 000 E dont 3 000 versés par le Fond local d’initiative pévélois, le reste étant à la charge de l’association.

À terme, ce film sera visible dans la salle des Batailles, à l’étage de la médiathèque de Mons, avec la possibilité de sélectionner trois séquences. Il pourrait également être traduit en néerlandais.

Vingt-cinq ans d’amitié avec Bruges. Le rapprochement avec les Pévélois remonte en 1987 alors que les Belges fêtaient Jan Breydel et Pieter Deconinck, deux chefs de la révolte flamande de 1302 contre les Français. Leur statue comporte d’ailleurs un bas-relief représentant la bataille de Mons-en-Pévèle.

« Le Jogging-club brugeois a eu l’idée de se rapprocher de nous, raconte Cyrille Lemaire. Depuis, les liens se sont raffermis. Ils viennent chaque année et nous avons lancé un jumelage scolaire entre nos deux cités. Pour le 25e anniversaire, qui sera fêté le dimanche 30 septembre, nous organiserons une journée plus festive que d’habitude pour nos 130 invités  ; il y aura un lâcher de ballons avec des messages de paix, le baptême du géant Jehan de la Poterie conçu par le conseil des jeunes, une course à pied, l’édition d’une nouvelle fiche balade et, bien sûr, la projection du film… » La salle des batailles. Créée au premier étage de la médiathèque de Mons-en-Pévèle, elle devrait ouvrir au premier semestre 2013. Son budget est de 100 000 E dont la moitié prise en charge par la CCPP. Depuis trois ans, sa conception est suivie par l’association, un comité de pilotage et une commission municipale. « Nous avons voulu travailler sur les similitudes entre les batailles de Bouvines et de Mons-en-Pévèle qui ont eu lieu à 19 kilomètres de distance et à moins d’un siècle d’intervalle tout en marquant fortement l’Histoire de France, précise Cyrille Lemaire. Sur 120 m², ce sera une exposition permanente et interactive qui permettra d’aller à l’essentiel et qui renverra vers d’autres lieux plus spécialisés. » La scénographie a été réalisée par Cyril Blondel qui travaille au Forum des sciences et par le cabinet Pied à coulisse. Si l’on pourra s’y amuser, par exemple, à soulever une épée ou une cotte de mailles, l’exposition, elle, prendra la forme de trois grandes tentes où sera rappelée l’histoire des batailles mais aussi un mur consacré à la vie quotidienne au Moyen Âge.  •

viaDe Mons-en-Pévèle à Bouvines deux batailles, un film et un musée – Journal Numérique – Articles locaux – www.lavoixdunord.fr.

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Cyrille Lemaire est un des artisans de la salle des Batailles pévéloise

J-0906 : 02/02/2012

Pévèle 1214-1304, c’est l’association que préside Cyrille Lemaire.

Ce professeur de français et d’histoire, adjoint à Mons-en-Pévèle, est à l’origine du projet de création d’une exposition permanente sur deux batailles majeures de l’histoire médiévale : Bouvines en 1214 et Mons en 1304.

Ouverture prévue au plus tard pour 2013.

Voir l’article de la Voix du Nord

Comment est née cette idée ?

« Il y a trois ans, avec Jean-Louis Pelon, alors président de la Société historique du pays de Pévèle, on a convenu qu’il n’y avait pas de lieu qui permettait de comprendre les batailles de Mons-en-Pévèle en 1304 et de Bouvines en 1214 où, pourtant, l’église et ses vitraux sont visités par plus de 10 000 personnes chaque année. Nous ne sommes pas si éloignés que ça et l’idée, portée par la municipalité, était de profiter de la renommée de Bouvines pour nous faire connaître. » > Comment travaillez-vous ?

« Il a fallu s’entourer de spécialistes. Le projet s’appuie sur une commission municipale, l’association Pévèle 1214-1304 et un comité de pilotage d’une quinzaine de bénévoles avec des élus, des Brugeois, des représentants du musée de Courtai et des spécialistes, dont Gérard Hugot, auteur d’un ouvrage sur la bataille de 1304, le responsable du centre médiéval d’Azincourt, la chargée de mission du conseil général chargée des musées thématiques et la communauté de communes pour le volet touristique. » > À quoi ressemblera cette salle des Batailles ?

« À l’étage de la médiathèque, nous disposons d’une salle d’environ 120 m² où sera installée l’exposition permanente. Ça ne sera pas un musée parce qu’on ne présentera pas de pièces originales et je ne sais pas si la dénomination de salle des Batailles est judicieuse puisqu’on y évoquera aussi la vie quotidienne au Moyen Âge et les relations amicales que nous avons nouées avec les Brugeois depuis 25 ans. » > Qu’y verra-t-on ?

« Le travail est en cours, mais il faudra une présentation accessible à tous, qui ne sente pas la poussière et sans panneaux avec des kilomètres de texte. On imagine d’en faire un endroit ludique avec des jeux pour que les enfants s’approprient l’Histoire. En une heure, le visiteur devrait savoir ce qui s’est passé avec une scénographie, sur laquelle travaille Cyril Blondel, qui insiste sur les similitudes entre les deux affrontements mais qu’on pourra aussi découvrir de façon chronologique. Ce sera un moyen d’inciter à découvrir d’autres lieux : Bouvines, Courtrai, Bruges,.. La création d’une antenne de l’office du tourisme devrait aussi nous aider. » > Il y aura aussi un film… « Nous travaillons sur un court-métrage de 45 minutes qui donne la parole aux spécialistes, emmène le visiteur sur les lieux. On a aussi tourné à Versailles où sont exposés de grands tableaux représentant ces batailles, des oeuvres du XIXe siècle qui montrent qu’à l’époque elles étaient considérées comme des événements nationaux. » > Et côté financier ?

« Le film est financé à 70 % par le fond local du pays pévélois. Pour la scénographie, nous devrions bénéficier de l’aide la communauté de communes et s’il faut compléter, on ira chercher d’autres subventions. L’idéal serait d’avoir achevé le projet fin septembre pour le 25e anniversaire de nos relations avec les Brugeois mais, au plus tard, ce sera pour 2013. » •

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Salle des batailles

Objet : création d’une salle d’exposition sur les batailles de Bouvines en Mons-en-Pévèle

Responsable : Cyrille Lemaire – Association Pévèle 1214-1304

  • Ouverture en fin 2012

Article Voix du Nord - PAR JEAN BISCHOFF

Cyrille Lemaire connaît l’histoire des bataillles de 1214 et 1304 presque sur le bout des doigts.

Pévèle 1214-1304, c’est l’association que préside Cyrille Lemaire. Ce professeur de français et d’histoire, adjoint à Mons-en-Pévèle, està l’origine du projet de création d’une exposition permanente sur deux batailles majeures de l’histoire médiévale : Bouvines en 1214 et Mons en 1304. Ouverture prévue au plus tard pour 2013.

Comment est née cette idée ?

« Il y a trois ans, avec Jean-Louis Pelon, alors président de la Société historique du pays de Pévèle, on a convenu qu’il n’y avait pas de lieu qui permettait de comprendre les batailles de Mons-en-Pévèle en 1304 et de Bouvines en 1214 où, pourtant, l’église et ses vitraux sont visités par plus de 10 000 personnes chaque année. Nous ne sommes pas si éloignés que ça et l’idée, portée par la municipalité, était de profiter de la renommée de Bouvines pour nous faire connaître. » > Comment travaillez-vous ?

« Il a fallu s’entourer de spécialistes. Le projet s’appuie sur une commission municipale, l’association Pévèle 1214-1304 et un comité de pilotage d’une quinzaine de bénévoles avec des élus, des Brugeois, des représentants du musée de Courtai et des spécialistes, dont Gérard Hugot, auteur d’un ouvrage sur la bataille de 1304, le responsable du centre médiéval d’Azincourt, la chargée de mission du conseil général chargée des musées thématiques et la communauté de communes pour le volet touristique. » > À quoi ressemblera cette salle des Batailles ?

« À l’étage de la médiathèque, nous disposons d’une salle d’environ 120 m² où sera installée l’exposition permanente. Ça ne sera pas un musée parce qu’on ne présentera pas de pièces originales et je ne sais pas si la dénomination de salle des Batailles est judicieuse puisqu’on y évoquera aussi la vie quotidienne au Moyen Âge et les relations amicales que nous avons nouées avec les Brugeois depuis 25 ans. » >

Qu’y verra-t-on ?

« Le travail est en cours, mais il faudra une présentation accessible à tous, qui ne sente pas la poussière et sans panneaux avec des kilomètres de texte. On imagine d’en faire un endroit ludique avec des jeux pour que les enfants s’approprient l’Histoire. En une heure, le visiteur devrait savoir ce qui s’est passé avec une scénographie, sur laquelle travaille Cyril Blondel, qui insiste sur les similitudes entre les deux affrontements mais qu’on pourra aussi découvrir de façon chronologique. Ce sera un moyen d’inciter à découvrir d’autres lieux : Bouvines, Courtrai, Bruges,.. La création d’une antenne de l’office du tourisme devrait aussi nous aider. » > Il y aura aussi un film… « Nous travaillons sur un court-métrage de 45 minutes qui donne la parole aux spécialistes, emmène le visiteur sur les lieux. On a aussi tourné à Versailles où sont exposés de grands tableaux représentant ces batailles, des oeuvres du XIXe siècle qui montrent qu’à l’époque elles étaient considérées comme des événements nationaux. » > Et côté financier ?

« Le film est financé à 70 % par le fond local du pays pévélois. Pour la scénographie, nous devrions bénéficier de l’aide la communauté de communes et s’il faut compléter, on ira chercher d’autres subventions. L’idéal serait d’avoir achevé le projet fin septembre pour le 25e anniversaire de nos relations avec les Brugeois mais, au plus tard, ce sera pour 2013. » •